A vrai dire le hasard! On m'a proposé, d'intégrer une liste pour la première fois, lors des élections municipales de 2020.
Lors de la campagne, j'ai vraiment compris l'importance et la nécessité d'avoir des élus au sein d'une commune pour développer les projets, contribuer à l'évolution de notre territoire, améliorer le bien-être des gens, leur cadre de vie.
Je me suis, de plus en plus, investie pendant la campagne. Je suis une personne compétitive. Nous avons remporté les élections et j'ai été élue conseillère déléguée à la sécurité puis, adjointe à l'environnement patrimoine. Aujourd'hui avec une grande fierté, je suis Maire Déléguée de Dallet, commune où je réside depuis que je suis enfant.
La place des femmes en politique ne cesse de s’affirmer, mais des efforts restent à faire pour atteindre une égalité réelle.
La parité ne devrait pas être une contrainte, mais une évidence pour garantir une démocratie plus représentative et efficace. En reconnaissant la complémentarité des hommes et des femmes, la politique peut devenir plus équilibrée et plus proche des préoccupations de l’ensemble de la société.
La difficulté principale est de concilier vie politique, professionnelle et vie personnelle, qui touche particulièrement les femmes.
Pour les élections municipales, la parité est obligatoire dans les communes de 1 000 habitants et plus. Les listes doivent donc alterner entre une femme et un homme, ou inversement. Les diversités des femmes et des hommes ne constituent pas des obstacles pour la vie politique : Au contraire, elles sont une richesse.
Leur complémentarité permet d’apporter des visions variées, des sensibilités distinctes et des approches diversifiées dans la prise de décision.
En combinant les visions et les expériences de chacun, on enrichit le débat et on aboutit à des décisions plus justes et plus adaptées aux besoins de la société.
Aussi, si la loi doit pour le moment rendre la parité obligatoire, j'espère qu'à terme, cela ne sera plus une obligation mais une évidence.
Clarisse AGBEGNENOU a été une vraie révélation pour moi. Cette Judocat, est bien plus qu’une athlète à mon sens : elle incarne la force et la résilience à l’état pur.
Lorsque sa carrière s’est interrompue pour sa maternité, beaucoup l’ont crue hors-jeu. Mais elle ne s'est pas laissé abattre. Malgré l’absence de sponsor et les doutes qui planaient, elle est revenue sur le tatami avec une détermination inébranlable.
Plus forte, plus affûtée, plus motivée que jamais, elle a prouvé que la volonté surpasse tous les obstacles. Aujourd’hui, elle est au sommet de son art, rappelant à tous que la vraie victoire, c’est de ne jamais renoncer. Ce discours me parle et me touche beaucoup : ne jamais abdiquer pour accomplir son but tout en restant, une femme, une mère et une athlète.
Je me suis engagée au lendemain du 21 avril 2002 et l’accession du front national au 2e tour de l’élection présidentielle. J’ai confirmé cet engagement en suivant et participant à la campagne des élections régionales de 2004 de Pierre Joël BONTE en tant que simple jeune militante. Je me suis enfin impliquée la toute première fois dans la vie politique en étant élue d’opposition à Chamalières, ville que j’habitais lorsque j’étais étudiante en droit.
L’inclusion des femmes dans la vie politique s’est accélérée (et c’est bien) depuis deux grosses décennies. C’est souvent la gauche qui a été moteur de ses avancées. Rappelons nous que c’est il y a pile 100ans, en 1925 que la première femme (communiste) a été élue conseillée municipale à Douarnenez (mes parents y ont une maison) avant même que les femmes aient le droit de vote dont on célèbre cette année les 80ans du premier exercice. Ou encore que c’est le gouvernement BLUM avec le front populaire qui a nommé les premières femmes au gouvernement quand elles n’avaient toujours pas le droit de vote, droit obtenu sous l’impulsion du général de GAULLE- je ne l’oublie pas - comme je n’oublie pas que c’est sous la présidence de Valéry GISCARD d’ESTAING qu’est créé le secrétariat d’État à la Condition féminine rattaché au Premier ministre, une avancée symbolique qui permettra l’élaboration de plusieurs grands changements.
Mais il existe encore de récentes « premières fois » : lorsque j'ai été élue sénatrice en 2023 c’est la première fois qu’une femme a été élue questeure (une sorte de trésorière) au Sénat, un très haut poste. Avec Christine Pirès Beaune députée de notre département c’est aussi depuis juillet 2024 la première fois qu'une femme occupe le poste de 1ere questeure à l’Assemblée Nationale.
Et puis il y aura d’autres grandes premières car à ce jour il n’y a toujours pas eu de présidente du Sénat ou de la République ou encore du Conseil Constitutionnel femme. Il y a encore quelques conquêtes à mener! Et dans nos communes dans le Puy-de-Dôme il y a encore assez peu de femmes Maires et jamais eu de Présidente de département ou de région. À cette heure, je suis la seule femme sénatrice de l’ex région Auvergne (4 départements tout de même) et avant moi il n’y a eu que Michele ANDRE.
La parité est devenue, et c’est heureux, une exigence démocratique qui trouve ses fondements dans l’article 1er de la Constitution: « la loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales ». À terme elle protège aussi les hommes ;)
Ma mère évidemment qui a travaillé sans relâche, assumé ses trois enfants avec mon père qui travaillait beaucoup et à Paris (déjà!) et qui par conséquent était souvent absent.
En politique je suis très inspirée par l’ex 1ere ministre de nouvelle Zélande Jacinda ARDEN nommée à 37ans première ministre qui a affronté de très lourdes responsabilités au cours de son mandat (pandémie / attentats) à eu un enfant pendant ce mandat. Elle a décidé de se retirer au bout de 5ans considérant ne plus avoir l’énergie suffisante pour assumer correctement ces hautes fonctions. Sa lucidité son réalisme force le respect. Savoir arrêter en politique n’est pas si courant. Elle a dit « Je pars, car un poste avec d’aussi grands privilèges s’accompagne de grandes responsabilités. La responsabilité de savoir quand vous êtes la bonne personne pour diriger et aussi quand vous ne l’êtes plus »
Je trouve intéressant de connaître notre commune, son fonctionnement, de travailler en équipe pour les citoyens de la commune et de créer, d'améliorer la commune.
Apporter de l'aide aux personnes en général et dynamiser notre commune sont des éléments importants pour moi. Ce qui explique mon implication.
J'espère que dans la société, nous trouverons un équilibre pour que les compétences de chacun soient valorisées et que le collectif en bénéficie. Les femmes ont toute leur place dans ces enjeux sociétaux et collectifs. Leur nombre va accroitre.
Je trouve que la parité est importante car dans une équipe quel qu'elle soit, les femmes et les hommes, mais aussi les individus dans leur diversité de manière générale, sont complémentaires et apportent au débat.
Simone VEIL évidemment, pour son intelligence à savoir proposer une mesure progressive pour les femmes, tout en s'inscrivant dans son époque.
Elle a ouvert la porte à de nombreuses avancées, notamment politiques et sociétales pour les femmes.
je suis engagée pour notre commune et notre communauté de communes depuis plusieurs années, en particulier pour la promotion de la santé. Être élue aujourd'hui est une reconnaissance d'un travail "en coulisse" et qui justifie aujourd'hui d'être connu et partagé avec toute une équipe pour que tous les habitants en bénéficient.
Avoir davantage de femmes en politique permet de donner la place à toutes les formes d'intelligence, de compréhension des problèmes et de manière de les résoudre, et d'expressions d'idées. C'est en bonne voie pour nous. Hélas beaucoup trop de pays et de cultures ne respectent pas les droits fondamentaux des femmes et des enfants et avoir une journée internationale pour le rappeler est important.
C'est une règle qu'il fallait pour faire avancer la place des femmes à tous les niveaux. Mais ça ne suffit pas pour que les femmes prennent davantage de fonctions de dirigeantes, à la condition qu'elles le souhaitent, bien sûr !
Toutes les personnes honnêtes et courageuses m'inspirent et j'en rencontre souvent. Si je dois donner un nom, ce sera celui d'un homme, Nelson MANDELA, et d'une femme Simone VEIL.
L’engagement politique n’est jamais le fruit du hasard : il naît de convictions, d’une volonté de servir et d’un attachement profond à un territoire et à ses habitants.
En ce qui me concerne, il faut aussi partie de mon éducation. Ce goût pour les autres et ce sens de l’engagement, je les ai hérités de mes parents qui ont toujours été très investis dans les associations Issoiriennes, en particulier de ma mère, maire de Saint-Floret depuis plusieurs années.
À 16 ans, j’ai activement participé à la création d’une association sportive à Issoire. À 23 ans, passionnée de politique et Européenne convaincue, j’ai commencé mon parcours
professionnel auprès de personnalités politiques (ministre des Affaires Européennes, députés), avec la volonté de faire bouger les lignes à leurs côtés.
Viscéralement attachée à notre territoire, en parallèle de ma vie professionnelle, j’ai décidé tout d’abord de m’investir avec un mandat local de maire-adjointe, puis, à la demande de mon parti (Mouvement Démocrate), de m’engager en tant que députée de la 4 e circonscription du Puy-de-Dôme.
Aujourd’hui ce mandat de députée m’anime pleinement, avec la volonté de faire avancer les projets de notre territoire et de construire les lois les plus justes possible.
La parité en politique n’est pas un simple objectif, c’est une nécessité démocratique. Les lois successives ont permis d’augmenter la présence des femmes dans les assemblées locales et nationales. Preuve en est à l’Assemblée nationale, le nombre de députées a progressé ces dernières années, passant de 18,5% en 2007 à 36,2% aujourd’hui. Mais nous devons aller plus loin pour que ces avancées se traduisent en responsabilité effective, à l’image de la première femme présidente de l’Assemblée nationale.
Être élue ne doit plus être un exploit, mais une évidence. Nous devons garantir aux femmes un accès réel aux responsabilités. Cela passe par des lois plus justes, mais aussi par un changement profond des mentalités. À l’Assemblée nationale, je siège à la Délégation aux Droits des Femmes, une instance composée de 36 membres dont…31 femmes. Il est important que les hommes s’emparent aussi de ce sujet. Pour leurs compagnes, leurs épouses, et pour leurs filles.
La parité, ce n’est pas qu’un équilibre numérique entre les femmes et les hommes en politique, mais c’est aussi une diversité d’idées, d’expériences et de sensibilités dans la prise
de décision.
Pour moi, la parité est indispensable pour permettre d’avancer sur l’égalité entre les femmes et les hommes, à condition qu’elle soit accompagnée du mérite et des compétences.
Je rajoute que cette parité que j’appelle de mes vœux résulte aussi d’une adaptation de la société aux besoins des femmes, notamment des mères. Car si aujourd’hui, les femmes sont encore trop peu présentes à la fois dans les postes à haute responsabilité, c’est aussi car il n’y a pas toujours d’égalité dans la parentalité. Sur ce sujet, j’ai été nommée rapporteure d’une mission d’information sur la parentalité, dans le cadre de la Délégation des Droits des Femmes. Cette mission vise à apporter des solutions aux défis auxquels font face les mères de famille en lien avec leur vie professionnelle.
Ma mère, sans hésitation. Son parcours et sa droiture morale m'inspirent au quotidien et me portent dans ma fonction de députée. Elle n’a donné le meilleur des conseils quand on s’engage en politique : « il faut aimer les autres ».
Investie depuis le plus jeune âge dans l’associatif et le bénévolat, le vivre ensemble fait partie de mes priorités.
Enseignante, c’est une valeur que j’essaie de transmettre aussi aux élèves.
S’engager en politique a été une évidence dans la continuité de ce parcours.
Être élue au Conseil Départemental est une mission qui me correspond car elle accompagne le citoyen tout au long de la vie.
La parité est respectée puisque nous sommes élus en binôme. C’est une richesse car notre regard sur le monde est parfois différent mais complémentaire.
Je reçois toujours un bon accueil auprès des habitants que je rencontre sur mon Canton.
Ils me témoignent beaucoup de sympathie et me remercient d’être à leurs côtés, de les soutenir et accompagner.
Mais être une femme en politique peut s’avérer plus compliqué dans d’autres lieux.
Il m’est déjà arrivé de siéger dans des instances, d’apparaître dans des lieux publics et de n’être entourée que d’hommes.
Il faut trouver sa place, s’imposer avec intelligence. C’est parfois compliqué.
Cette journée internationale des droits de la femme ne devrait pas exister. Le jour où cela cessera, femmes et hommes auront enfin bien avancé.
La volonté de contribuer à l’amélioration du quotidien des habitants de notre commune, par des projets concrets comme l’aménagement urbain, les travaux ou la gestion des services publics.
Le désir commun à toute notre liste de proximité, d’écoute et d’actions concrètes pour le bien être collectif.
L’évolution de la place des femmes en politique et au sein des entreprises et organisations reflète un long combat pour l’égalité. Il y a bien sûr des progrès significatifs mais aussi des défis à relever. Pour aller plus loin, il faudra renforcer les lois sur la parité et déconstruire les stéréotypes sociaux qui limitent l’accès des femmes aux postes de pouvoir. Le chemin vers une égalité complète reste semé d’embûches mais porteur d’espoir. Les femmes sont souvent perçues comme moins compétentes ou légitimes que leurs homologues masculins, ce qui influence les choix des électeurs et limite leur recrutement
La parité est essentielle ! La présence accrue des femmes en politique et en entreprise, tout milieu confondu, enrichit le débat et permet d’apporter d’autres perspectives sur des sujets comme l’éducation, la santé, ou les droits sociaux.
Enfin, en voyant davantage de femmes accéder à des postes de pouvoir, les jeunes générations sont encouragées à dépasser les stéréotypes de genre.
Cela contribue à normaliser l’idée que les femmes ont toute leur place dans les sphères décisionnelles.
Contre toute attente, ce n’est pas une femme, mais mon papa, qui a commencé comme simple conseiller de sa commune il y a une dizaine d’année et qui est maintenant adjoint au Maire. Il m’a prouvé qu’avec de la détermination, du travail et de l’engagement, nous pouvons améliorer considérablement la vie locale avec des actions concrètes.
Je ne me suis pas engagée parce que je suis femme mais parce que j’avais des convictions et une envie de m’investir pour le bien commun au sein de ma commune. Par contre, en tant que femme, s’engager c’est aussi devoir jongler entre sa vie de famille, sa vie professionnelle et sa vie de femme avec son engagement politique. Ce qui n’est pas forcément très simple
Je pense que nous avons encore des efforts à faire quant à la place de la femme dans la vie politique. Les femmes ne sont pas assez entendues sur les sujets essentiels pour une nation comme la maternité, le bien être des femmes, l’enfance et l’éducation.
La parité est essentielle dans le débat politique et garantit un équilibre.
Non pas spécialement inspirée mais je suis admirative de certaines femmes qui se sont battues pour nos droits et sont devenues de grand nom de la politique française, comme Simone Veil par exemple ou Olympe de Gouges.